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« Lorsqu’une plante est forte, elle résiste mieux aux facteurs de stress »

Le biostimulant YaraVita Actisil, qui renforce les plantes, fait partie du portefeuille du producteur d’engrais Yara depuis plus de 20 ans, mais l’actualité l’a replacé sous les feux de la rampe. En effet, sa formule spéciale stabilise le silicium sous forme d’acide ortho-silicique – la seule forme de silicium que peuvent absorber les plantes. Ce minéral renforce les parois cellulaires et rend ainsi la plante plus résistante aux facteurs de stress. Dans un contexte de pressions toujours plus fortes sur l’offre de produits phytosanitaires, les agriculteurs ont tout intérêt à cultiver des plantes vigoureuses – comme les producteurs d’oignons, par exemple. « Un produit plus ou moins tombé dans l’oubli suscite aujourd’hui un regain d’intérêt. »

La caractéristique principale de YaraVita Actisil est de rendre les cultures plus résistantes aux facteurs de stress abiotiques, tels que la sécheresse et la chaleur, en
réduisant l’apport de produits phytosanitaires. « Dans les cultures d’oignons, par exemple, nous constatons un pourcentage de couchage du feuillage plus faible et
une meilleure aptitude au stockage, après l’application de ce biostimulant », explique l’agronome Pieter De Prycker de Yara. On observe des effets similaires sur les fruits rouges et à pépins, les carottes et les bulbes à fl eurs. En outre, il a été largement démontré que ce biostimulant, qui doit être appliqué par voie foliaire,
a également un effet positif contre les facteurs biotiques tels que les maladies fongiques et les ravageurs.

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Au cours de la prochaine saison, un certain nombre de démonstrations de Yara Vita Actisil seront réalisées aux Pays-Bas et en Belgique, en collaboration avec Yara. En Pologne, on observe de bons résultats dans les parcelles d’essai depuis un certain temps. Ce produit a un fort potentiel non seulement pour les oignons et les fruits, mais aussi pour les céréales. « Un collègue possédant une ferme en grandes cultures près d’Aix-la-Chapelle a remarqué qu’après l’application de Yara Actisil, son blé d’hiver avait moins tendance à verser. Comme les parois cellulaires sont renforcées, les tiges tiennent mieux debout lors des intempéries. »

L’absorption de ce biostimulant par la feuille rend la culture plus forte et plus résistante, y compris contre les facteurs de stress biotiques. « Dotée d’une meilleure
structure cellulaire, la plante est beaucoup plus résistante aux piqûres d’insectes. Les végétaux résistent mieux aussi aux attaques fongiques, notamment au mildiou et à d’autres maladies. » En effet, Actisil stimule le système immunitaire de la plante. « Lors d’une attaque fongique, la plante dépose du silicium en
plus autour du site d’infection, formant ainsi une barrière naturelle. Cela limite la propagation du mildiou, dans les oignons, par exemple. »

Étant un biostimulant, Actisil a pour effet d’améliorer l’absorption des nutriments par les racines, d’augmenter la tolérance à la salinité et de limiter l’absorption de métaux lourds, tels que le cadmium. « Cela peut s’avérer intéressant dans certaines situations. » Cette résistance accrue aux facteurs de stress abiotiques est encore renforcée par plusieurs propriétés uniques d’Actisil. Par exemple, du fait que ce produit contient de la choline, la plante fait moins d’évapotranspiration, et se montre donc moins sensible aux périodes de sécheresse. « La choline est un précurseur de la glycine bétaïne, qui augmente la concentration en sel dans la cellule végétale. La plante est donc plus résistante à l’osmose inverse, un processus qui entraîne souvent son dessèchement. En particulier en période de de sécheresse, les plantes sont souvent irriguées avec de l’eau très riche en sodium, qui risque de brûler les cultures. Dans ces situations, la glycine bétaïne apportée par l’intermédiaire de la choline a un réel intérêt. »

Si Actisil rend les plantes plus résistantes à la sécheresse, c’est aussi parce qu’elles font moins d’évapotranspiration. « En apportant Actisil, les parois cellulaires sont en fait imprégnées d’une couche de Silicium. Comme on l’a vu ces dernières années, les sécheresses deviennent de plus en plus extrêmes. C’est donc un avantage si les plantes perdent moins d’humidité par évapotranspiration. »

Le silicium joue donc un rôle de premier plan dans les propriétés d’Actisil. « Concernant la disponibilité du silicium dans le sol, on sait que c’est un composant de
l’argile et du sable. Nos sols contiennent donc toujours du silicium, mais une grande partie de ce minéral ne peut pas être absorbé par les plantes », détaille De Prycker. « La seule forme absorbée par la plante est l’acide orthosilicique, qui est le composant principal d’Actisil. » Selon De Prycker, la clé du succès de ce biostimulant est qu’il contient de la choline. « En plus d’être un précurseur de la glycine bétaïne, favorisant la résistance à la sécheresse, la choline stabilise l’acide
ortho-silicique. En effet, l’inconvénient de l’acide orthosilicique est qu’il a tendance à former de longues chaînes de polymères, et ces grosses molécules ne peuvent plus être absorbées par la plante. La choline empêche la formation de ces chaînes, et permet donc aux cultures d’absorber aisément le silicium. »

Des essais réalisés à Zwaagdijk et Slootdorp aux Pays-Bas avec différents traitements sur les oignons, appliqués au début de la formation du bulbe, ont permis d’obtenir de bons résultats par le passé. « Nous avons constaté que les cultures étaient plus fortes et vigoureuses, plus vertes, que les maladies causaient
moins de dégâts, et que le rendement était plus élevé. » De Prycker souligne également le faible pourcentage de feuilles couchées à la fi n de la récolte, vers le 2 septembre, ce qui, selon lui, est le signe de plantes plus vigoureuses. « Les objets traités avec ACTISIL présentaient des taux de feuillage couché inférieurs
de plus de 30 % à ceux des objets non traités (77,5 % pour les objets non traités, 48,8 % pour les objets traités avec Actisil à raison de 0,5 litre par hectare et 41,3 % pour les objets traités avec Actisil à raison d’un 1 litre par hectare, ndlr). En appliquant 0,5 litre d’Actisil en combinaison avec 2,5 kilogrammes de Calcinit (nitrate de calcium), le pourcentage d’oignons au feuillage couché est descendu à 12,5 %. On constate donc vraiment ici que la combinaison du silicium et du calcium rend les cellules végétales plus fortes. »

Pour les oignons, Pieter de Prycker conseille d’appliquer YaraVita Actisil fi n juin, au début de la formation des bulbes. Le dosage optimal est d’un demi-litre dans au moins 400 litres d’eau, additionnés de 2,5 kilogrammes de Calcinit. Effectuer de préférence quatre de ces traitements à une semaine d’intervalle. « Diluez toujours
un litre d’Actisil dans au moins dix litres d’eau. N’utilisez pas le produit concentré car c’est un liquide acide, il faut donc ajouter de l’eau dont le pH est supérieur à 7. Pour mélanger le produit en cuve, il est important de vérifi er d’abord sur l’application Yara TankmixIT si vous pouvez mélanger Actisil à d’autres produits hytosanitaires. Lorsque vous l’associez à d’autres produits , ajoutez toujours Actisil en dernier. Mesurez ensuite le pH du liquide : le pH optimal est de 7, et il ne doit en aucun cas descendre sous 5. Si le pH est trop bas, diluez la solution avec de l’eau. » •


Texte : Martin de Vries | Image : Yara Benelux