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Des conseils pour une bonne valeur nutritive de vos balles rondes

Faucher l’herbe de la meilleure façon et obtenir la valeur nutritive la plus élevée possible. C’est dans ce but que la faucheuse, la faneuse et le combiné presse-enrubanneuse entrent en action. Deux facteurs jouent un rôle déterminant : la teneur en protéines et en énergie.

La température influence le moment de la fauche

En raison de la température, la première coupe peut souvent être reportée. S’il n’y a pas encore assez d’herbe, reporter la fauche d’une semaine n’est pas un problème.

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«Mais lorsque les jours commencent à se rallonger, il ne faut absolument plus attendre» déclare Abbink. « Je recommande toujours de faucher toutes les quatre semaines après la première coupe, quelle que soit la quantité de fourrage. Cela va parfois à l’encontre de l’idée de l’éleveur ou de l’entrepreneur, mais il vaut mieux faucher à intervalles rapprochés que d’attendre longtemps une masse plus importante.»

« Assurez-vous tout d’abord que l’herbe ne commence pas à épier. Sinon, cela signifie que la proportion de tiges deviendra trop importante, ce qui se fera au détriment de la teneur en énergie (MJ NEL) et en protéines », explique Gerard Abbink de Groeikracht B.V. « Si vous voulez que l’herbe soit correctement pressée, veillez à la faucher avant qu’elle ne commence à épier ». Lorsque les jours se rallongent, l’herbe évolue rapidement. De la mi-avril à la mi-août, la durée du jour est d’environ 14 heures. Avant cela, souvent au moment de la première coupe ou lors des coupes d’automne, l’herbe continuera à avoir une forte proportion de feuilles, ce qui rendra ces récoltes plus digestes et donc plus nutritives.

Presser dès que possible

Le délai entre la fauche et le pressage est d’une grande importance en termes d’énergie.

« Une fois que l’herbe a été fauchée et séchée jusqu’à un pourcentage de matière sèche de 30 à 50 %, il faut la presser le plus rapidement possible. De cette façon, les pertes seront les plus limitées. Nous savons en fait, d’après une étude, que l’herbe fauchée perd 0,0069 MJ NEL par heure[1]. Vous perdez donc certainement un peu de valeur nutritive entre la fauche et le pressage. Mais si vous attendez trois jours pour presser au lieu de deux, alors vous perdrez 0,16 MJ NEL. Rappelons qu’une vache produisant 30 kg de lait a besoin d’environ 131,1 MJ NEL. Sur ce total, 94,53 sont utilisés pour la production de lait. Chaque heure d’attente supplémentaire pour le pressage et l’ensilage peut ainsi entraîner une perte d’environ 700 g de production. En général, l’herbe a besoin d’environ 48 heures pour atteindre 40 % de matière sèche. Ainsi, attendre un jour de plus pour un pourcentage de matière sèche de 50 % vous coûtera trop cher. »

L’impact d’une bonne méthode de conservation sur votre fourrage

L’entreprise Groeikracht a récemment réalisé une étude pour mesurer l’effet de la méthode de conservation sur les pertes de fourrage.

« Si l’herbe est entassée dans un silo couloir, vous perdrez certainement de la matière sèche jusqu’à ce qu’il soit fermé. Cela ne peut pas être évité. Il est donc important de le couvrir dès que possible. À cet égard, il est préférable de mettre l’herbe en balles. Ce faisant, vous minimisez les pertes. Cela doit également être fait le plus tôt possible, car nos recherches ont montré qu’attendre plus longtemps pour enrubanner affecte considérablement le pourcentage de matière sèche. Chaque heure d’attente supplémentaire entraîne une perte de 1,5 % de matière sèche. »


Info – Kuhn

[1] https://academic.oup.com/tas/article/3/3/969/5523116?login=true

[2] https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/1745039X.2020.1854595

[3] https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S026322412030419X

[4] https://www.eurofins-agro.com/nl-nl/vem