Le pulvérisateur Kverneland ixtrack T4: stable et facile à utiliser

La série iXtrack T4 de Kverneland est constituée de trois modèles de pulvérisateurs traînés certifiés COC et qui offrent une capacité de cuve de 3.400, 4.000 et 4.600 litres. Au printemps, Dennis Cardoen de Nossegem a pris possession d’un T4 d’une capacité de 3.400 litres. Entreprise Agricole s’est rendue sur place pour rencontrer Sam Brusselaers, responsable de l’assistance technique chez Kverneland. 

Cardoen possédait un pulvérisateur Delvano à timon orientable qui avait fait son temps. Après avoir examiné l’offre de différentes marques, il a finalement porté son dévolu sur le iXtrack T4 de Kverneland.  

Étienne, le père, Dennis, le fils, et leur neveu posent fièrement devant leur ensemble. L’attelage en position haute offre plus de garde au sol.

Une rampe plus stable 

Dennis s’est d’abord intéressé au T3, plus compact, avant d’opter finalement pour un T4 qui a l’avantage de disposer d’un essieu hydraulique. Une nécessité en raison des nombreux déplacement sur la route effectués par l’entreprise. En outre, une cuve d’eau propre de 600 litres est montée sur le timon, ce qui améliore le confort de l’engin. 

Cardoen : « Un des défauts de mon précédent pulvérisateur était le balayage, qui sollicitait plus la rampe. Le T4 disposant d’un essieu directionnel au lieu d’un timon directionnel, la rampe est beaucoup plus stable. Cela ne pose problème que dans les coins. Un timon directionnel permet de faire marche arrière et de faire pivoter le pulvérisateur au dernier moment. Ici, les roues doivent être inscrites dans la bonne trajectoire. » 

Dennis a hésité à prendre les capteurs de hauteur, mais n’a finalement pas retenu cette option car elle peut toujours être montée par après. Sam Brusselaers : « Je comprends ce choix, mais en cas d’installation après l’achat, j’opterais aussi pour le système qui contrebraque proactivement lorsque le pulvérisateur se déplace. C’est une plus-value, surtout pour négocier les virages. »  

Fermeture de section au niveau de l’articulation. 

Le pulvérisateur est tracté par un Ford 8340 à six cylindres de 130 ch, ce qui suffit largement. Cardoen : « Je tenais absolument à atteler ce tracteur devant le pulvérisateur, mais il fallait d’abord l’équiper de freins pneumatiques car la législation l’impose avec un pulvérisateur. L’avantage, c’est que nous pouvons prélever de l’air comprimé de ce circuit pour fermer les différentes sections. » Cardoen ne voulait pas de fermeture buse par buse de peur que cela nécessite un remplacement trop fréquent de ces dernières. « Je préfère ne pas avoir trop de composants électroniques car ce sont généralement ces derniers qui tombent en panne les premiers. La différence est aussi qu’une grande entreprise agricole remplace son pulvérisateur tous les 5 à 6 ans, tandis que nous devons l’utiliser beaucoup plus longtemps. » 

Selon Brusselaers, un des atouts du pulvérisateur Kverneland est que les sections sont fermées exactement à l’emplacement des articulations. Vous pouvez replier une section et la fermeture se fait parfaitement au niveau de l’articulation. Cardoen : « Nous avons plusieurs parcelles de 12 mètres de largeur, et c’est une situation idéale. » 

Pour ce qui est de la largeur de travail, la gamme va de 18 à 40 mètres. Cardoen a opté pour 27 mètres : « Aujourd’hui, la norme se situe plutôt à 33 mètres, mais nous étions aussi à 27 mètres précédemment et nos parcelles sont pour la plupart de petite taille. Nous avons également un système d’arrosage pour les chicons et les 27 mètres correspondent aux passages. » 

Commande simple 

L’Isomatch Tellus PRO est utilisé pour la commande. Un ordinateur facile à utiliser selon Brusselaers. Il y a un joystick qui permet de tout commander, et l’utilisateur peut même lui assigner d’autres fonctions. Le système a été entièrement configuré par le fournisseur Elsen Traktor, à l’entière satisfaction de Cardoen. Dans l’entreprise familiale, c’est surtout Étienne, le père, qui se charge des opérations de pulvérisation. Il lui a malgré tout fallu s’habituer à l’utilisation du Tellus PRO : il faut dire qu’il était habitué depuis quinze ans aux boutons d’une armoire de commande.  

Selon Etienne, le T4 n’a qu’un défaut : « La visibilité vers l’arrière n’est pas formidable car la carrosserie masque les roues. Mais la législation impose que cette dernière soit plate, et il faut bien s’y faire. » 

Par rapport à un timon directionnel, un essieu directionnel améliore la stabilité de la rampe.
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